(Non, je n'ai pas de chien, c'est pour la rime.)
Cela fait quelques années que je ne fais strictement rien de spécial pour les fêtes de fin d'année. Il y a diverses raisons à cela, pêle-mêle : je suis un gros bâtard d'autiste flemmard qui ne répond pas aux sollications des amis à moi que je peux encore avoir (ils s'accrochent les rascals), mes familles respectives (ben oui quand tes vieux sont divorcés et peuvent pas se piffrer, ça risque d'en faire deux) m'emmerdent, je suis un faux vrai rebelz qui lutte qui contre le merchandizing inepte de ces moments sacrés de socialisation (bon euh, comme excuse, ça tape bien, mais ça reste du bourrage de mou). Bref, les soirs J, je me fais une petite bouffe peinard (correcte quand même la bouffe), un petit rouge de derrière les fagots (mais je ne me torche pas, c'est plus de mon âge), je me fous au plumard avec un bon bouquin et puis dodo. Les premières fois, j'avoue, j'ai eu au début comme un petit pincement au coeur de savoir que tous ces gros censored de *biiiiip*se tapaient une nouba de tous les diables sans moi, aussi indispensable puis-je être. Mais c'était au début, seulement.
Endurci sur la voie de mon ascétisme militant, dans une deuxième étape, je peux le dire : je n'en ai eu finalement plus rien à carrer. Mieux que ça, je rigolais et m'esclaffais de tous ces pauvres losers qui sont malades à l'idée de passer les fêtes de fin d'année tout seul. Y'en a même qui se suicident, ah les cons. Enfin non, bien fait, survival of the fittest, tout ça, comme on dit chez les anglo-saxons.
Et dans une troisième étape, je me suis rendu compte que cette sorte de contemption n'était pas exempte d'un résidu de jalousie, d'envie à l'égard du reste festoyant de la race humaine, en m'en prenant, même virtuellement et par le mépris, à de pauvre gars qui font ce qu'ils peuvent avec leurs propres dépendances sociales. Dorénavant je déborde de compassion pour ces gens-là. Si vous m'entendez, me lisez, vous qui avez passé des fêtes de fin d'année, seuls comme un chien (ah tiens j'ai réussi par le placer mon « chien », balaise) dans votre coin, je vous comprends, je compatis avec vous. Je vous aime. Amen.
Et puis bon ça suffit ces conneries, je retourne dans ma grotte. Et puis en passant, allez : bonne année les aminches!
Nota bene : on m'a informé que je suis né le même jour et à peu près à la même heure qu'un mec qui a très mal fini au même âge que le mien. Sur la croix, qu'il a fini, le gars. Purée, faut que je fasse gaffe quand même.
1 commentaire:
Joyeux Anniversaire et Bonne Annee, fradavouninet :-)
maccouille.
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